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La baisse des prix des matériaux n’empêchera pas l’augmentation des coûts des constructions neuves.

Depuis plus de deux ans, la cherté des matériaux de construction frappe le secteur de la construction. Si les deux responsables des projets techniques d’EDIFEA parviennent à les contenir, la hausse des coûts des nouveaux bâtiments reste inéluctable…

Un hyper renchérissement de plus de 80 % entre les mois de juin 2021 et 2022 ! L’acier d’armature reflète, exagérément certes, la folie haussière que connaissent les matériaux de construction ces derniers 18 mois. Celui-ci a marqué depuis une légère baisse contrairement aux autres types d’acier utilisés en serrurerie (garde-corps) ou dans les revêtements de façades qui poursuivent leur augmentation.

L’acier, mais aussi les sanitaires, les cuisines et les revêtements de finition

Depuis l’irruption du Covid, la majorité des matériaux a subi une augmentation de prix, comme l’explique Michaël Stébig chef de projet technique chez EDIFEA : « Il en va de même de l’ensemble des appareillages sanitaires, des agencements de cuisine ou encore des revêtements de finition (carrelage, faïence, parquet bois…). »

Sans parler de pénurie, les difficultés d’approvisionnement sont réelles. « Certains matériaux, les isolants par exemple, impliquent d’anticiper la commande plusieurs mois en avance quand ce n’est pas une année pour les parquets en bois », poursuit Guillaume Tellier, également chef de projet technique chez EDIFEA.

Limiter l’impact sur les constructions

Comme les matériaux et les marchandises correspondent à 60% des dépenses, les prix des constructions connaissent des augmentations allant de 5 à 7%, selon l’importance et la configuration des projets. Tout l’art d’une entreprise générale réside dans sa capacité à en limiter l’impact. Les responsables techniques d’EDIFEA s’y consacrent quotidiennement : « Nous sommes très prudents dans nos remises d’offres, notamment sur les rabais usuellement consentis lors des négociations avec nos partenaires. Des mécanismes de blocage sont mis en place dans nos contrats afin d’établir des règles en cas de renchérissements. La conjoncture ne permet pas de garantir des prix stables à moyen voire à long terme. »

Il faut également anticiper les commandes et sensibiliser la clientèle. « Nous proposons aux acheteurs, en amont des appels d’offres, à bien intégrer la possible évolution des prix qui ne peut pas toujours être évitée », éclairent les deux spécialistes.

Manque d’ouvriers et forte demande

En dépit de la guerre en Ukraine et de carnets de commandes pleins, les difficultés d’approvisionnement des matériaux vont se résorber et le prix retomber. Malheureusement, ceux des bâtiments neufs poursuivront leur tendance haussière en raison de la pression démographique en Suisse et d’un manque, de plus en plus chronique, d’ouvriers. Des phénomènes contre lesquels même des experts rompus à l’exercice de leur métier ne peuvent lutter…